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Bientôt la quatrième étape du bois-relais

Le voyage se poursuit. Rappelez-vous : les treize comités de gestion des lagons de Nouvelle-Calédonie inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO1 mènent un projet fédérateur. Ils accueillent et sculptent tour à tour, depuis...

Le voyage se poursuit. Rappelez-vous : les treize comités de gestion des lagons de Nouvelle-Calédonie inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO1 mènent un projet fédérateur. Ils accueillent et sculptent tour à tour, depuis le mois d’avril et jusqu’en juillet 2017, un « bois-relais », symbole de la lutte contre les espèces exotiques envahissantes partout dans le pays.

Le bois-relais se fait, depuis ses premiers pas, le véhicule d’une cause commune, celle de la protection de la biodiversité calédonienne contre les espèces exotiques envahissantes. Il sera remis, à la fin de son « chemin », aux institutions. C’est le conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Calédonie (le CEN) qui orchestre ce projet porteur de sens pour le pays. A Ouvéa, le 20 avril, l’association pour la sauvegarde de la biodiversité d’Ouvéa (l’ASBO), qui combat le rat noir du Pacifique, a reçu, la première, ce bois et commencé à le graver (voir nos éditions n°49 et 50). Puis le bois avait rejoint l’Ile Ouen, les 6 et 7 août, pour témoigner des risques liés au Pin des Caraïbes. Avec déjà l’allure d’une belle sculpture, il a repris la mer vers la plage de Ouano, à La Foa, où le comité de gestion de la zone côtière Ouest l’a fait participer, le 8 septembre, à une opération d’arrachage de Pluchea odorata, plante invasive du littoral, nuisible pour la mangrove. Le CEN, des représentants de l’aire coutumière Xârâcùù et les associations environnementalistes Calédoclean et Mocamana, s’étaient joints à cette action, ainsi que la classe de quatrième du collège de La Foa. Les sculpteurs Ricardo Poïwi et Edouard Monefara ont ensuite fait leur œuvre sur le bois-relais. Le cap est désormais mis sur l’Ile des Pins, pour une nouvelle journée d’éradication de Pluchea odorata avec le comité de gestion du site, début décembre.

1. UNESCO : Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, institution spécialisée dont l’objectif est de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations. L’UNESCO a établi une liste de sites à protéger au titre du « patrimoine mondial de l’humanité », sur laquelle les lagons calédoniens figurent depuis 2008.
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