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Pwevo valorise son foncier coutumier

La commune de Pouébo (Pwevo) veut construire un centre de village facteur de cohésion sociale, qui répondra aux besoins quotidiens de ses habitants. Bien informée de l’expertise de la...

La commune de Pouébo (Pwevo) veut construire un centre de village facteur de cohésion sociale, qui répondra aux besoins quotidiens de ses habitants. Bien informée de l’expertise de la Saeml Nord Aménagement, la mairie lui a confié le suivi de la construction d’un « bâtiment multiservices » qui permettra aussi de valoriser le foncier coutumier.C’est une infrastructure de base dont Pouébo veut se doter ; d’où l’inscription du futur bâtiment multi-services dans le contrat de développement passé avec l’Etat pour 2017-2021. « La mairie veut créer un centre urbain, pour insuffler de la cohésion
sociale dans la succession de tribus constituant Pouébo, le long de la route provinciale », explique Bailly Waunié,
ingénieur chargé d’opérations de Nord Aménagement. Aujourd’hui, le seul espace qui réunisse la population est le centre
scolaire catholique. « Le bâtiment projeté regroupera, sur 850 m² environ, des services publics et commerces actuellement
dispersés. Il éliminera les distances, qui engendrent souvent inertie et isolement. Il va également dynamiser le secteur privé local,
grâce à un local réservé aux artisans. »

La question du foncier s’est cependant posée. Les établissements publics (services administratifs communaux et provinciaux, gendarmerie, écoles, terrain de football…) ont laissé peu de place sur le domaine public. « Nous avons recommandé la solution du foncier coutumier », reprend monsieur Waunié. Conseil suivi ! Le GDPL Tchoya Kavarick a accepté de mettre des terres à disposition de la commune.

Un lieu d’échanges, efficace et convivial

Nord Aménagement, maître d’ouvrage délégué, a conçu un ouvrage convivial pour répondre à la volonté de la mairie. « Le bâtiment aura la forme d’un U. Les espaces seront disposés par usage, commente Bailly Waunié. Au centre du U, un patio de 600 m², arboré d’espèces endémiques et muni d’une case, constituera un espace d’échanges pour le public. Il desservira les autres espaces, clairement signalés. La mairie veut moderniser la commune, tout en respectant la symbolique kanake dans l’architecture.»

Que comprendra ce « bâtiment multi-services du 21e siècle » ? Des services médicaux d’abord, dont une pharmacie centrale, un kinésithérapeute et un cabinet médical. Un médecin privé viendra soulager le dispensaire, saturé. On y trouvera également une agence bancaire : elle assurera une permanence pour les habitants et leur offrira un distributeur
automatique de billets (DAB), pour compléter celui de l’OPT-NC, insuffisant. Le bâtiment abritera un bazar – commerce de vêtements – et un restaurant de 68 m², aménagé en trois zones, d’une capacité de vingt couverts. « Ce sont des services absents au village actuellement », note Bailly Waunié.

Autre nouveauté importante pour Pouébo, l’ouverture d’un centre de collecte et de stockage pour les agriculteurs et pêcheurs locaux. « La mairie compte beaucoup sur ce débouché alternatif aux colporteurs1 pour stabiliser les prix et organiser un circuit court, favorable aux consommateurs », indique-t-on à Nord Aménagement. Le restaurant tout proche, comme la cuisine centrale de Pouebo ou le lycée, en seront
les premiers clients. Le centre de collecte occupera 80 m² environ dans le bâtiment multi-services. Les associations artisanales (vannerie, sculpture) auront accès à un local de 100 m² pour exposer leurs oeuvres. Enfin, la population se rendra au bâtiment pour bénéficier, en toute confidentialité, de permanences d’organismes publics ou associatifs, tels que la Mission d’insertion des jeunes (MLIJ), Cap Emploi et Teasoa. « Bien entendu, le bâtiment multi-services comportera des toilettes publiques équipées pour les personnes à mobilité réduite.
Il y aura une gare routière, pour le réseau d’autobus interurbains (RAI) et les minibus circulant dans la commune, ainsi qu’un parking
de quarante places », complète Bailly Waunié.

Indice de satisfaction

La construction coûtera près de 400 millions XPF. L’Etat en financera 30 %, la commune 42 % sur fonds propres et la province Nord le reste. « Les études sont presque terminées, précise Bailly Waunié. Nous devrions lancer les travaux au quatrième trimestre 2018. Ils dureront vingt-deux mois. » L’exploitation du bâtiment devrait engendrer la création d’une dizaine d’emplois et des revenus de location couvrant
20 % de son coût de gestion, évalué à 1,4 million XPF par an, maintenance incluse.

La Saeml Nord Aménagement est fière d’accompagner la commune de Pouébo dans la mise en place de cette infrastructure. En effet, il s’agit là de répondre à une attente vive des habitants de Pouébo, mais aussi de ceux de la côte nord-est. « La mairie a sondé la population. Celle-ci est très satisfaite de savoir qu’elle accèdera bientôt à des services de santé et des services économiques de qualité. Avec des projets comme celui-ci, la Saeml remplit pleinement son rôle d’aménageur du territoire », conclut Bailly Waunié.

 

 

1. A tire indicatif, la production de bananes de Pouébo atteint une tonne par semaine.

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