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L’énergie renouvelable, état des lieux

Le gouvernement a arrêté sa deuxième programmation pluriannuelle des investissements de production électrique (PPI) en septembre 2016, pour 2016 à 2030. Elle retient les chiffres suivants pour la Grande...

Le gouvernement a arrêté sa deuxième programmation pluriannuelle des investissements de production électrique (PPI) en septembre 2016, pour 2016 à 2030. Elle retient les chiffres suivants pour la Grande  Terre.

FilièrePuissance autorisée au 31/12/2015Puissance supplémentaire autorisée par rapport au 01/01/2016
202020252030Total
Hydroélectrique avec retenue68 MW0 MW44 MW44 MW112 MW
Hydroélectrique fil de l’eau9,4 MW12 MW18 MW30 MW39,4 MW
Eolien54 MW0 MW5 MW15 MW69 MW
Photovoltaïque22 MWc37 MWc37 MWc37 MWc25 MWc
Photovoltaïque avec stockage0 MWc25 MWc25 MWc25 MWc25 MWc
Biomasse0,3 MW2 MW2 MW2 MW2 MW
Total153,7 MW+ 76 MW+ 76 MW+ 41 MW346,7 MW

Les Iles Loyautés, l’Ile des Pins et les Bélep doivent, pour leur part, atteindre l’autonomie énergétique en 2030, donc une électricité issue à 100 % des énergies renouvelables. Pour cela, Bélep devra produire 543 MWh en 2030.

L’éolien contribue encore faiblement à la production d’électricité calédonienne totale (envi­ron 2 %). Les parcs éoliens sont concentrés dans la commune du Mont-Dore. Dans le  nord, on  compte les deux parcs du Kafeate, à Voh, mis en service en 2005 par la société Quadran. Avec leurs 42 éoliennes de 275 kW, leur puissance cumulée atteint 11,55 MW.

Le photovoltaïque contribue à moins d’1 % de la production d’électricité locale. Cepen­dant, les projets de centrales solaires photovoltaïques se déploient plus facilement de­puis la  fixation d’un tarif de rachat acceptable économiquement (21 CFP le kWh) en 2012. Les  collectivités locales commencent à y recourir, par le biais du fonds d’électrification rurale (FER) pour les  besoins de leurs administrés isolés. Des fonds européens abondent les  projets (TEP  vertes) : deux centrales photovoltaïques ont été mises en service à Poum (20 kWc sur l’ilot Yandé et 17  kWc sur l’ilot Yenghébane) en 2011.

Pourquoi changer notre  comportement ?

Parce que nous dépendons quasi-exclusivement, pour vivre, de l’importation d’énergies fossiles.
Parce que les énergies fossiles sont de plus en plus rares et donc de plus en  plus  chères.
Parce qu’elles sont très polluantes, gravement dommageables pour notre  environnement : elles engendrent des gaz à effet de  serre (dioxyde de carbone  Co2  ; méthane CH4 ; protoxyde d’azo­te N2O  ; hexafluorure de soufre SF6…) qui contribuent à déréguler le climat de  la  planète.

Lire aussi dans ce dossier :

Energies renouvelables, pourquoi s’en priver ?

STENC, déjà du retard.

Une encyclique pour les énergies renouvelables.

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« Le photovoltaïque est une technologie géniale ! », interview de Thierry Bonnet de Larbogne, patron de Volt SARL.

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