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Subit empressement autour de la jeunesse

La délinquance des jeunes et l’insécurité qu’elle véhicule sont sous les projecteurs. Au cours de la négociation des sixièmes contrats de développement (2017-2021), les élus calédoniens et l’Etat y ont donc ‒...
La délinquance des jeunes et l’insécurité qu’elle véhicule sont sous les projecteurs. Au cours de la négociation des sixièmes contrats de développement (2017-2021), les élus calédoniens et l’Etat y ont donc ‒ tardivement ‒ ajouté un « secteur Jeunesse ».

La jeunesse… C’est une question sociale très longtemps négligée par les élus, quelle que soit leur appartenance politique. Mais les chiffres deviennent critiques et l’inaction saute aux  yeux… En 2017, quelques 135 000 Calédoniens avaient moins de trente ans, soit 50 % de la  population totale. Chaque année, près de 600 jeunes quittent le dispositif de formation initiale sans aucune qualification. Le taux d’illettrisme est évalué à 15 % de cet­te classe d’âge. Et 40 % des demandeurs d’emploi ont moins de trente ans. Enfin, les mineurs constituent près de 24 % de la délinquance générale et 50 % de la délinquance de proximité.
L’Etat et les collectivités publiques calédoniennes ont donc inscrit 70 opérations (sur 208) en faveur de la jeunesse dans les contrats de développement couvrant la période 2017-2021, leur affectant 30 % des financements prévus. A condition cependant que les actions proposées par les collectivités locales ne se juxtaposent pas mais découlent d’une politique globale et coordonnée, visant l’inclusion sociale et professionnelle de la  jeu­nesse. Pour s’en assurer, l’Etat annonce « un dispositif de suivi et de valorisation des projets sur toute la durée des contrats » et, chaque année, la diffusion du « bilan précis de la mise en œuvre des opérations inscrites sur le secteur Jeunesse ».

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