Dossiers du mag'Education / EnseignementSociété

Rappelez-vous, il y a cinq ans…

A l’approche de la sortie de l’Accord de Nouméa, il est bon de se souvenir du chemin parcouru vers le « rééquilibrage ». Où en étaient les équipements scolaires,...
Le groupe scolaire Téari à Koné en chantier

A l’approche de la sortie de l’Accord de Nouméa, il est bon de se souvenir du chemin parcouru vers le « rééquilibrage ». Où en étaient les équipements scolaires, dans le nord, il y a cinq ans, au moment du transfert de compétences du secondaire de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie ?

Il y a cinq ans, le groupe scolaire de Téari  était en construction sur le lotissement Green Acre, sous la conduite de la Saeml Grand projet VKP, pour le compte de la mairie de Koné. On y attendait une école primaire et une école maternelle pour accueillir quatre cents élèves au total. Salle multimédia, salle informatique, salle de restauration avec cuisine satellite… L’investissement dans la modernité a coûté près de six cents millions de francs CFP. A Poindah, le nouveau centre scolaire Atitu (photo ci-dessous à gauche) venait d’ouvrir, à proximité des tribus, avec cinq classes, soit cent quinze places en école primaire. Là encore, Koné avait construit un équipement pédagogique complet, avec une cuisine satellite, une bibliothèque… « Le plus gros investissement d’une collectivité en faveur des tribus proches », disait la mairie, maître d’ouvrage. La structure a permis de décentraliser l’enseignement et de fluidifier le trafic routier du village, gêné jusque-là par les transports scolaires. En 2012 toujours, l’école de Voh poursuivait son extension pour bénéficier de nouvelles salles de classes où asseoir près de cent enfants de plus. A Pouembout, on se focalisait sur le projet de cuisine centrale pour les repas des écoles primaires de la région. La direction diocésaine de l’école catholique, très présente dans le nord, bougeait aussi. A Koné, elle avait engagé de grands travaux d’extension de l’école de l’Immaculée (photo ci-dessous à droite), pour répondre à l’explosion des effectifs sur VKP. Ainsi, l’établissement primaire rénové, avec de nouvelles cantines, un bâtiment de deux étages pour dix classes, des locaux de maternelle en rez-de-chaussée, montrait une capacité d’accueil de quatre cent cinquante élèves début 2012. Le projet avait coûté environ 450 millions XPF. Enfin, la province Nord donnait son feu vert pour ouvrir le dossier de la construction du collège de Païamboué : celui-ci a fait sa première rentrée début 2016.

  

Trois questions à monsieur Claude Touya, principal du collège Essaü Voudjo de Poya

Il y a cinq ans, le collège de Poya, entraîné dans le mouvement de hausse d’effectifs sur VKP, attendait 20% d’élèves en plus. Début 2017, l’effectif est stable, avec 153 enfants.

VKP Infos : Quels sont les principaux projets de votre établissement pour cette année ?
Claude Touya : L’environnement durable. Madame Iékawé (le membre du gouvernement en charge de l’enseignement, ndlr) nous a décerné l’an dernier un trophée et nous sommes en bonne voie pour obtenir le niveau 2 de l’écolabel EDD, éducation au développement durable. Nous projetons aussi un voyage au Vanuatu, l’insertion du dispositif de classe de troisième « prépa-pro » en complément de celui de la découverte professionnelle DP3. Nous poursuivrons nos projets en lien avec le forum des métiers, la journée de la sécurité routière, nos projets culturels et artistiques, la médiation entre pairs et l’évaluation positive. Enfin, la province Nord devrait équiper le collège en aménagements sportifs, qui manquaient depuis sa construction.

VKP Infos : Rencontrez-vous des problèmes significatifs (absentéisme, manque de professeurs, échec scolaire…) ?
Claude Touya : Aucun problème grave. La rentrée 2017 a été sereine. Les professeurs manquants ont été remplacés.

VKP Infos : Vers quels établissements et filières les enfants se dirigent-ils majoritairement au sortir du collège de Poya ?
Claude Touya : Ils vont en majeure partie vers les filières générales, au lycée de secteur de Pouembout.

Lire aussi dans ce dossier :

L’enseignement, cinq ans après

Le projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie (PENC) : extraits

Langues et culture kanakes, l’un des enjeux de la DEFIJ

Rubriques
Dossiers du mag'Education / EnseignementSociété

A LIRE ÉGALEMENT

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous proposer des vidéos, des boutons de partage, des remontées de contenus de plateformes sociales.

VISA Location