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Langues et culture kanakes, l’un des enjeux de la DEFIJ

Au sein de la direction provinciale de l’enseignement, de la formation, de l’insertion et de la jeunesse, la DEFIJ, le département de l’enseignement, dirigé par monsieur Stéphane Fons, est en première ligne...

Au sein de la direction provinciale de l’enseignement, de la formation, de l’insertion et de la jeunesse, la DEFIJ, le département de l’enseignement, dirigé par monsieur Stéphane Fons, est en première ligne pour collaborer à la bonne marche du PENC.

Sa mission est lourde. Il doit administrer les ressources humaines affectées à l’enseignement primaire et aux internats (soit les instituteurs, psychologues et personnels d’internats) ; assurer la prise en compte des besoins éducatifs particuliers des jeunes du nord, surtout dans les internats et produire des statistiques relatives à la démographie scolaire. Point d’actualité, le département, via son              « service des actions éducatives » doit aussi promouvoir l’enseignement de la culture et des langues kanakes d’une part, le développement des technologies de l’information et de la communication en milieu scolaire, d’autre part. Enfin, il supervise « l’accompagnement scolaire », des allocations provinciales et actions de soutien scolaire au suivi des étudiants du nord après le bac.
Tout un programme, pour garantir un enseignement de qualité aux enfants partout sur le territoire provincial et les aider à se bâtir un avenir « qui donne envie ». Avec le projet éducatif calédonien, la DEFIJ a donc plusieurs cartes à jouer, notamment :
-lutter contre la déscolarisation, l’illettrisme et l’échec scolaire. Rappelons que la première touche 5 à 10% des jeunes du nord ;
-assurer le maintien des collèges (gestion du parc d’établissements, rénovation, construction…) ;
-rendre le métier d’enseignant dans le nord plus attractif. La Nouvelle-Calédonie dispose de deux instituts de formation pour les maîtres et les professeurs des écoles ; elle ne manque pas d’enseignants. Pourtant, même parmi les non-titulaires, le nombre de candidats intéressés par le nord, en particulier kanaks, est très faible ;
-se montrer exemplaire dans la mise en œuvre de l’enseignement des langues kanakes. C’est en effet une revendication de longue date de la province Nord, qui y voit un chemin favorisant la réussite scolaire des Kanak. Il va falloir arrêter le « bricolage », comme le souligne le vice-recteur, monsieur Ringard-Flament. Avec le PENC, les langues kanakes deviennent une discipline de l’école au lycée, qui nécessite des programmes, la formation des professeurs, l’évaluation des élèves… Tout est à faire. La province Nord sera-t-elle source de propositions ? Aujourd’hui, le poste de chargé de mission de la DEFIJ serait toujours à pourvoir. Et les locuteurs natifs ne sont pas pour autant aptes à enseigner. Le vice-rectorat dit avoir mis en place un plan d’accompagnement des maîtres auxiliaires et négocié avec l’université l’ouverture d’un cursus spécifique avec certification. A suivre.

DEFIJ – Le Patrimoine

48 écoles élémentaires et maternelles, dont 25 dans les villages et 23 en tribus (écoles de proximité).
304 enseignants du premier degré et 6 psychologues scolaires.

Lire aussi dans ce dossier :

-L’enseignement, cinq ans après

-Le projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie (PENC) : extraits

Rappelez-vous, il y a cinq ans...

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