Dossiers du mag'Education / EnseignementSociété

L’égalité filles-garçons dans l’ADN de l’école

Le vice-rectorat dispose d’une mission pilote pour « l’égalité des filles et garçons à l’école ». Véronique Mollot-Lehoullier en est la référente. En 2014, pour aider les enseignants à...

Le vice-rectorat dispose d’une mission pilote pour « l’égalité des filles et garçons à l’école ». Véronique Mollot-Lehoullier en est la référente. En 2014, pour aider les enseignants à transmettre cette valeur citoyenne, elle a créé le comité « éducation à l’égalité à l’école » – 3E –, qui réunit des membres de la société civile et de la communauté éducative.

Auprès des établissements scolaires, le « comité 3E » promeut l’égalité entre hommes et femmes. « Cette valeur préfigure l’égalité des chances pour tous. Pour contribuer à former des  citoyens accomplis et épanouis, il nous revient de neutraliser tous les stéréotypes sexistes et d’éduquer les enfants au respect mutuel, à la mixité des métiers, dès le plus jeune âge. La communauté  éducative  doit se saisir de cette question  », explique madame Mollot-Lehoullier, convaincue. Mais attention,  «  promouvoir l’égalité des genres, ce n’est pas nier les différences entre sexes, ni chercher à les effacer, bien au contraire. Nous visons une égalité de traitement pour que filles et garçons avancent ensemble, qu’ils exercent leurs talents indépendamment de leur genre et choisissent une orientation professionnelle conforme à leurs aspirations. Nous veillons à prendre en compte les particularités de la population calédonienne, avec ses couleurs  océaniennes. »

Un label citoyen

Que fait le comité 3E, en pratique ? Des actions de sensibilisation dans les établissements, avec des partenaires variés, artistes, écrivains, professionnels de la santé, parents d’élèves, etc. «  Nous apportons de l’information officielle aux classes qui ont font la demande, nous posons  le cadre législatif. Puis nous suscitons le débat et nous les encourageons à véhiculer le message d’égalité via des projets artistiques par exemple et à participer  aux événements comme la journée de la femme  », poursuit madame Mollot-Lehoullier. Les lycées, collèges et écoles sont progressivement approchés, dans les trois provinces. Le comité 3E dispense aussi des formations aux enseignants, aux personnels éducatifs, aux élèves. Enfin, il a institué une labellisation qui distingue les établissements scolaires ayant intégré la promotion de l’égalité filles-garçons dans leur projet. Le lycée Apollinaire Anova de Païta a, le premier, reçu son label 3E en 2015 : ses enseignants ont aidé leurs élèves à créer des supports de promotion originaux, clips vidéo, entre autres.
Aujourd’hui, le comité 3E s’investit dans la  construction du  projet  éducatif calédonien. « Nous voudrions voir l’égalité filles-garçons inscrite à l’école dès le plus jeune  âge et y réfléchissons  avec  le gouvernement. L’enjeu est sociétal », termine madame Mollot-Lehoullier.

Lire aussi dans ce dossier :

-Les calédoniennes, minorité active

-MEDEF-NC : « La femme ? Mais est-ce vraiment un sujet ? »

-Qui s’occupe de la « condition féminine » dans le nord ?

-« Ce que la société a fait, elle peut le changer », entretien avec Déwé Gorodey

-Femme à plein temps, entretien avec Noëlla Poemate

-Les femmes dans le nord

Rubriques
Dossiers du mag'Education / EnseignementSociété

A LIRE ÉGALEMENT

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous proposer des vidéos, des boutons de partage, des remontées de contenus de plateformes sociales.