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L’eau au programme de la rentrée 2017

Rentrée publique pour l’assemblée de la province Nord, le 17 février 2017. Une réunion dense, commencée par un élan de solidarité en faveur des sinistrés de Polynésie française, qui...

Rentrée publique pour l’assemblée de la province Nord, le 17 février 2017. Une réunion dense, commencée par un élan de solidarité en faveur des sinistrés de Polynésie française, qui ont subi des intempéries les 21 et 22 janvier. La collectivité calédonienne a attribué à la Croix-Rouge française, chargée de coordonner les aides, une subvention de cinq millions de francs CFP, au soutien des familles tahitiennes. Les élus du nord ont ensuite examiné un ordre du jour chargé. Mais dans beaucoup de gros dossiers provinciaux, pourtant ouverts récemment, on parle de « restructuration », hélas ! Ainsi de la Saeml grand Projet VKP, rebaptisée Saeml Nord Aménagement (voir l’article Nord Aménagement : les perspectives d’une restructuration) ; ainsi de la construction, si attendue, du barrage à usages multiples de Pouembout. Le projet est très en retard ; il connait depuis son démarrage des vicissitudes. Pour sa rentrée, l’assemblée provinciale s’est penchée sur quelques aspects administratifs qui le grippent. Il fallait notamment régulariser, à la demande du Trésor public, la relation contractuelle avec le groupement d’entreprises chargé d’assister la maitrise d’ouvrage du barrage (groupement mené par la société d’ingénierie métropolitaine SAFEGE). Cette régularisation permet la rémunération de SAFEGE, à hauteur de 77 millions CFP pour la phase préliminaire d’étude des besoins. La réunion publique a donné peu de précisions, en revanche, sur la manière dont le programme de construction du barrage va combler son retard, sachant que les services provinciaux y travaillent depuis fin 2014. Les élus ont avalisé le principe d’ajustements méthodologiques et d’études nouvelles (soit un coût supplémentaire de 40,7 millions  CFP pour la province). Par exemple, il faudra examiner le raccordement de la commune de Voh ; ou encore résoudre le problème de l’approvisionnement de la tribu de Paouta (à Pouembout). Viendra ensuite la phase 2 du projet, celle de la simulation des scénarios possibles pour sélectionner la bonne solution. Cette phase, qui aurait dû s’achever en novembre 2016, ne débutera finalement qu’en mars 2017. Le barrage ne sera pas construit avant 2021. Rappelons que ce « grand projet », d’un coût d’objectif de 4,5 milliards de francs CFP, est inscrit sur les deux contrats de développement Etat/province Nord et Etat/Inter-collectivités. La Nouvelle-Calédonie le financera à hauteur de 1,4 milliard CFP, l’Etat, à hauteur de 1,050 milliard et la province Nord pour le reste.

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